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#Atelier574 – Pourquoi est-il important de coder ?

Dans le cadre d’« Atelier 574 », Louis Moullard du 574 San Francisco a livré, le vendredi 13 janvier, une conférence titrée « #Code, la révolution programmée ». Découvrons les enjeux de la pratique du code et réfléchissons ensemble au futur qu’il dessine pour chacun et pour les entreprises.

Publié le

Par La Redaction

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Le code nous plonge dans un monde où l’innovation la plus radicale ne tiendrait qu’à quelques blocs de texte. À l’origine du tout-puissant Google ? Des lignes de codes rédigées par ses fondateurs Sergueï Brin et Larry Page. Quand l’outil est lancé en 1998, difficile d’imaginer qu’une startup pouvait conquérir le monde entier simplement grâce à un langage universel : celui de l’informatique.

Le code, un super pouvoir ?

Selon Louis Moullard, le code « hack » la stratégie d’entreprise. Si nous examinons les innovations marquantes réalisées au cours des 20 dernières années, telles que le smartphone, les technologies IoT, les nanosatellites, les algorithmes d’analyse de données, la domotique ou encore la réalité virtuelle… Les startups surfent sur la vague de l’innovation en même temps qu’elles en sont souvent les initiatrices, et les pratiques du codage y ont joué un rôle important : c’est la « botte secrète » du modèle startup, comme la qualifie Louis.

 

L’approche de « Lean startup », regroupant les méthodes agiles accélérant l’incarnation des idées sous forme de produit testable (le maquettage ou le prototypage), est en partie inspirée des pratiques habituelles dans les métiers informatiques : des itérations du processus hypothèses-test-adaptation très courtes. Le code permet de réaliser de façon simple le cycle de concrétisation d’idées, d’apprentissage et d’amélioration. 

KidscodingclubParis-2015_lego-rubic kidscodingclub.org

Par ailleurs, le concept de collaboration compte largement dans la programmation, cette dernière s’appuyant sur la capacité d’Internet à rendre le savoir disponible et accessible. Quand un internaute pose une question autour du code, par exemple sur le forum de Stack overflow (réseau social des codeurs), chacun peut apporter ses réponses et même noter celles qui lui semblent les plus pertinentes. Dans la même logique, l’« open innovation » nécessite une ouverture de ressources facilitant la distribution des données, et augmentant ainsi la créativité. Par exemple, si le bouton « Like » de Facebook paraît aujourd’hui indispensable, il est né d’un hackathon (sorte de rally informatique). Facebook a ainsi créé son API et React, une bibliothèque de javascript libre. 

Le hacktivist autodidacte

Devenons hacktivist ! Plus important que de reconnaître la vertu de « if this, than that », il serait nécessaire de se forger un esprit critique par des pratiques liées au code. D’après Louis Moullard, même si le marché du travail a plus que jamais besoin de profils « pointus » comme les growth hackers, les Data Scientists et les DevOps, il serait tout aussi important, pour l’ensemble des salariés, de comprendre la grammaire du code.

 

Concrètement, lorsque les équipes rencontrent des problématiques spécifiques à leurs usages courants des outils informatiques, elles pourraient, à l’aide de leurs connaissances informatiques, réaliser de petites (mais importantes) modifications de façon plus proactive. Par conséquent, les équipes seraient plus agiles vis-à-vis de leurs propres besoins, et leur management deviendrait _de facto_ plus souple. 

relations dsi salaries

La bonne nouvelle (re)affirmée par Louis Moullard: il est tout à fait possible non seulement d’apprendre à coder tout seul, mais également d’utiliser des ressources déjà existantes – comme des blocs de code – pour faire aboutir son projet ! « Par exemple, j’ai programmé une application mobile simple mais utile : dès que j’entre dans mon bureau, il se met automatiquement en mode silencieux », explique Louis, non sans humour, « alors que les seuls codes que je connaisse par cœur sont ceux de mon interphone ».

 

Vous pensez que cette dernière option vous limitera dans vos possibilités de création ? Détrompez-vous. Saviez-vous par exemple qu’une intelligence artificielle complexe peut « simplement » naître de l’assemblage de blocs de codes ? En effet, Marc Zuckerberg (CEO de Facebook) aurait créé son assistant personnel Jarvis en assemblant des codes préexistants, capables d’aller interroger diverses APIs. 

Comment s’initier au code ?

Pour vous :

MIT Scratch : un logiciel qui génère automatiquement des lignes de codes, ce qui vous permet de vous concentrer sur la logique informatique.

Kodu : ce logiciel de Microsoft permet de créer des jeux vidéo en assemblant des éléments graphiques.

Game Salad : tout le monde peut concevoir des jeux pour tablettes et mobiles à l’aide de cet outil ; la démarche serait aussi simple que de préparer une salade ! 

Pour votre enfant :

Kids coding club : l’organisation anime des ateliers autour de la programmation et des jeux, robots et objets connectés (auxquels vous avez également la possibilité de participer).

Coding Goûter : quand parents, enfants et développeurs se réunissent mensuellement autour du code et des Lego !

CoderDojo : un réseau international des clubs de programmation. Les jeunes de 7 à 17 ans peuvent y apprendre à créer des sites, des applications ou des jeux.  

_Photo de Une : FABERNOVEL_

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