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Altametris, du drone à la donnée

Issue de SNCF Réseau, la filiale Altametris vole désormais de ses propres ailes et propose une diversité de services en lien avec les données, de leur récolte par drone ou train jusqu’à leur traitement par des algorithmes taillées sur mesure. Ses clients : les différentes entités du groupe SNCF, mais aussi des entreprises privées et publiques. Voici la vision de son Directeur Général, Nicolas Pollet.

Publié le

Par La Redaction

Altametris-du-drone-a-la-donnee

« Aujourd’hui les drones ne représentent que 20% de notre activité. Les 80% restants c’est le traitement de données, avec des algorithmes sur mesures pour nos clients » explique en premier lieu Nicolas Pollet, le directeur d’Altametris. Depuis son lancement en 2017, l’entreprise a su évoluer et se diversifier, passant de la collecte de données, notamment par drones, à leur traitement. Le fer de lance de cette activité est la plateforme Altametris Suite, un logiciel SaaS qui permet aux entreprises clientes d’accéder à un traitement de données spécialisée pour leur activité. On peut citer par exemple les gestionnaires d’infrastructure d’eau potable, d’eau usée ou encore les gestionnaires fluviaux qui l’utilisent pour mieux connaître l’état de leur patrimoine.

Avec ses 50 collaborateurs répartis entre Saint-Denis en région parisienne, Lyon, Bordeaux, et le 574 Sud à Marseille, Altametris fournit son expertise en matière de données à SNCF Réseau dans l’optique d’améliorer la gestion des infrastructures ferroviaires. Grâce aux capteurs lidars (télédétection par laser) montés sur train et sur drone, l’entreprise dispose de gros volumes de données qu’elle utilise par exemple pour caractériser et classifier la végétation dangereuse le long des voies ferrées. . Au lieu d’effectuer des coupes systématiques chronophages, les équipes d’entretien ont pu se focaliser sur les arbres qui présentaient un danger pour la circulation des trains en Aquitaine et en Champagne-Ardenne.

Du traitement de données sur mesure

Chez SNCF Réseau, on retrouve également le projet Collectif 3D, qui utilise un lidar monté sur les machines SURVEILLE de surveillance des voies pour créer un jumeau numérique des rails en traitant plus de 3 To de données chaque jour. L’objectif est de moins dépendre de la surveillance humaine, et de passer à une maintenance préventive, voire prédictive des voies à l’avenir. Altametris est devenue l’une des références pour la conception de jumeaux numériques, et travaille avec SNCF Gares & Connexion et SNCF Réseau pour la création de doubles numériques des gares et technicentres du Groupe.

Et les drones dans tout ça ? « Si l’activité drones est toujours l’une de nos expertises, nous sommes passés de la prestation de service à la formation des agents de terrain à travers notre plateforme Compagnon. Altametris gère de plus tout l’aspect administratif et légal : les autorisations de vols auprès de la Direction générale de l’aviation civile, des préfectures… » détaille Nicolas Pollet.

180

agents SNCF formés à date

50 600 km

de linéaire ferroviaire traités en 2022

À l’avenir, Altametris souhaite faire connaître davantage sa plateforme Altametris Suite, qui bénéficie des avancées techniques permises notamment par le soutien de la Direction de l’Innovation du groupe SNCF, dans le cadre du programme européen Shift2Rail.

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