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Plus de fluidité et de sérénité : Comment Transilien affiche l’affluence dans les trains ?

Lancé en 2023, le projet de mesure de l’affluence dans les transiliens d’ÎledeFrance a confirmé son efficacité lors des Jeux Olympiques de Paris, notamment grâce à une utilisation de l’IA pour la collecte et le traitement de la donnée. 

Publié le

Par La Redaction

À travers le monde, de nombreux opérateurs testent des systèmes de mesure de l’affluence dans les trains, mais rares sont ceux à avoir réussi à industrialiser cette technologie à l’échelle d’un réseau de Mass Transit aussi dense et complexe que le réseau francilien.  

C’est le cas du groupe SNCF et de sa filiale SNCF Voyageurs Transilien, qui a déployé un tel dispositif depuis 2023, et qui est parvenu à l’industrialiser à l’échelle de toute l’Île-de-France, à la veille des Jeux Olympiques de Paris 2024. 

Des capteurs pour mesurer l’affluence dans les trains

Initialement lancé en 2023, le projet « Affluence » visait un objectif simple mais ambitieux : améliorer le confort des usagers en les orientant vers les voitures les moins chargées. Le système repose sur une promesse de lisibilité immédiate via un code couleur universel : vert lorsqu’il y a de nombreuses places disponibles, orange lorsqu’il en reste peu, et rouge lorsque les sièges sont tous occupés. 

Techniquement, le projet s’est d’abord appuyé sur les rames modernes (Francilien /  NAT et Régio2N), nativement équipées de capteurs infrarouges au niveau des portes. À chaque arrêt, des capteurs embarqués comptabilisent les montées et descentes de voyageurs. En quelques secondes, ces données sont transmises au cloud de l’entreprise via des API dédiées, retraitées puis transformées en niveaux d’affluence voiture par voiture et diffusées en temps réel sur les écrans en gare et sur Transilien.com. 

Le réseau francilien exploite des rames BOA, dans lesquelles les voyageurs circulent librement entre les voitures, rendant le comptage statique insuffisant. Par ailleurs, sur un trajet comportant plusieurs gares — par exemple A, B, C et D — il ne suffit pas d’observer la charge au départ : il faut également intégrer les montées et descentes des voyageurs dans les gares intermédiaires B et C pour fournir une information fiable aux voyageurs qui attendent en gare D. Grâce à des algorithmes de machine learning et à des modèles statistiques, nous sommes capables d’affiner en continu la précision de l’affluence en gare. Cela nous permet non seulement de traiter la problématique des voitures ouvertes, mais aussi de proposer des projections d’affluence sur les gares aval, en temps réel .

Tony Zoghby, Responsable du pôle projets Information Voyageur - SNCF Voyageurs

Le défi majeur résidait dans les 50 % restants du parc roulant, composé de rames plus anciennes dépourvues de capteurs.  

Installer des capteurs dans un train est cher et complexe. Pour contourner cet obstacle, notamment en vue des Jeux Olympiques, SNCF Voyageurs a envisagé d’exploiter des données telles que les taux de CO2, la charge à l’essieux ou les traces wifi, afin de finalement opter pour la "computer vision".

Tony Zoghby, Responsable du pôle projets Information Voyageur - SNCF Voyageurs

Des caméras sur les quais pour évaluer l’affluence dans les trains

Plutôt qu’installer des capteurs dans les trains les plus anciens, les équipes du projet Affluence se sont donc associées à la startup Affluences, pour installer des caméras directement sur les quais, afin d’estimer le taux d’occupation à travers les vitres et les portes du train, grâce à un modèle IA de computer vision. 

Le projet a dû surmonter plusieurs complexités telles que les variations de luminosité, les formats de fenêtres hétérogènes ou les voyageurs en cachant d’autres. 

90%

c’est l’estimation du taux de fiabilité du service affluence

Au-delà du confort : un levier de ponctualité et de sécurité

Le projet a également trouvé un écho politique et social sous l’impulsion de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités en devenant un nouveau levier de réassurance pour plus de sérénité, en particulier pour les voyageuses  

Nous avons enrichi le service en 2026 avec un nouveau niveau d’affluence qui indique les voitures vides ou quasi-vides de voyageurs. Aux heures creuses et en extrême soirée, quand l’affluence est très faible, ce nouvel indicateur permet aux voyageuses et voyageurs de choisir les voitures ou il y a le plus de monde. Ainsi, celles et ceux qui préfèrent se regrouper ont la possibilité de ne pas voyager seuls.

Tony Zoghby, Responsable du pôle projets Information Voyageur - SNCF Voyageurs

Un projet qui évolue et qui inspire

Aujourd’hui, le projet « Affluence » est un outil industriel d’envergure déployé dans plus de 240 gares de la région Ile de France. En 2026, une nouvelle étape sera franchie avec le déploiement de nouvelles caméras Affluence sur le RER C et la transmission des données d’occupation à IDFM, l’autorité régulatrice régionale, au format européen SIRI, permettant une diffusion élargie sur tous les médias numériques. = 

Enfin le modèle fait déjà figure de référence pour d’autres réseaux régionaux voire d’autres opérateurs européens curieux des solutions déployées et opérées par les équipes SNCF Voyageurs et Transilien. 

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